Alors que le projet de loi sur la régulation de l’enseignement supérieur privé poursuit son parcours législatif, une nouvelle avancée vient renforcer l’information des futurs étudiants. Le 15 septembre 2026, une charte nationale de déontologie des salons d’orientation a été signée par les pouvoirs publics et les principaux organisateurs de salons étudiants (groupe AEF, l’Etudiant, Studyrama). Une initiative saluée par la Fesic, qui l’appelait de ses vœux depuis maintenant 3 ans.
Mieux informer les futurs étudiants et leurs familles
Signée par le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, Philippe Baptiste, la ministre déléguée Sabrina Roubache ainsi que les groupes L’Étudiant, Studyrama et AEF, cette charte vise à garantir une information plus fiable et plus lisible lors des salons d’orientation. Ces organisateurs représentent à eux seuls près de 90 % des salons étudiants en France.

L’objectif est de permettre aux lycéens, étudiants et familles de mieux comprendre les caractéristiques des formations présentées et de faire des choix éclairés dans un paysage de l’enseignement supérieur devenu particulièrement complexe.
« Ces salons jouent un rôle déterminant dans l’orientation de milliers de jeunes. Pourtant, les familles peuvent encore se retrouver perdues entre diplômes nationaux, grades, visas, titres RNCP, certifications ou appellations parfois ambiguës. Et certaines structures n’hésitent pas à profiter de cette confusion avec des pratiques commerciales et un marketing agressif. » Philippe Baptiste
Des règles communes pour davantage de transparence
La charte s’impose à la fois aux organisateurs de salons et aux établissements exposants. Elle prévoit notamment la mise à disposition d’informations précises sur les formations : contenu pédagogique, reconnaissance des diplômes, poursuites d’études possibles, frais de scolarité ou encore taux d’insertion professionnelle.
Parmi les principales mesures figure également l’interdiction de réaliser des inscriptions ou de percevoir des frais directement sur les salons. Les pratiques pouvant laisser croire à une admission automatique ou immédiate sont également proscrites.
Les conférences organisées lors de ces événements devront par ailleurs présenter la diversité des parcours et des formations dans une logique d’information et de neutralité.
Une mesure attendue par la Fesic
Cette charte répond à une préoccupation régulièrement exprimée par la Fesic : permettre aux familles de disposer d’informations claires pour comparer les formations et comprendre les différents niveaux de reconnaissance des diplômes.
Depuis plusieurs années, la fédération plaidait pour un renforcement de la transparence dans les salons d’orientation. Dans un contexte où l’offre de formation ne cesse de se diversifier, la qualité des formations et la reconnaissance des diplômes constituent des critères essentiels pour sécuriser les choix d’orientation des jeunes.
Pour la Fesic, cette charte représente donc une avancée importante en faveur d’une meilleure information des étudiants et d’une orientation plus éclairée.
Une nouvelle étape dans la régulation du secteur
Cette initiative s’inscrit dans un mouvement plus large de régulation de l’enseignement supérieur privé. Elle complète notamment les travaux engagés dans le cadre du projet de loi actuellement examiné par le Parlement, dont l’un des objectifs est de renforcer la qualité, la lisibilité et la transparence de l’offre de formation.

Vers une orientation plus lisible
En améliorant la qualité des informations délivrées lors des salons étudiants, cette charte contribue à rendre le système d’enseignement supérieur plus compréhensible pour le grand public. Elle constitue un outil supplémentaire pour aider les jeunes à construire leur projet d’études en toute connaissance de cause et à choisir une formation adaptée à leurs ambitions et à leur avenir professionnel.
