En quatrième année à CPE Lyon en chimie – génie des procédés, Marlène revient sur son parcours, ses doutes et ses choix d’orientation. Elle partage une vision concrète des études d’ingénieur et délivre un message rassurant aux lycéens : rien n’est joué d’avance.

Qui es-tu et quel a été ton parcours avant d’intégrer CPE LYON ?

Je m’appelle Marlène Giroux et je suis actuellement en quatrième année à CPE Lyon, en chimie – génie des procédés. Avant ça, j’étais dans un lycée général et technologique, avec les spécialités maths, physique-chimie et SVT. En terminale, j’ai conservé les maths et la physique-chimie, avec l’option maths expertes. Après le bac, j’ai passé le concours Puissance Alpha, puis j’ai intégré la prépa CPE au lycée Les Chartreux à Lyon, ce qui m’a ensuite permis de rejoindre CPE Lyon.

Peux-tu expliquer ce qu’est la spécialité « Génie des procédés » ?

Le génie des procédés consiste à passer de l’échelle du laboratoire, où l’on travaille sur de très petites quantités, à l’échelle industrielle, avec des volumes beaucoup plus importants, parfois de plusieurs milliers de tonnes. On apprend notamment à concevoir des installations adaptées, comme des cuves capables de contenir ces quantités tout en garantissant un bon mélange et un fonctionnement efficace. Cela fait appel à des notions comme la mécanique des fluides, et s’applique à de nombreux domaines : la pharmacie, les cosmétiques, l’automobile, le textile… En réalité, dès qu’il y a production industrielle, il y a de la chimie, donc du génie des procédés.

« Il y a des ingénieurs en génie des procédés dans une grande majorité des industries. C’est une formation qui ouvre beaucoup de portes. »

Qu’est-ce qui t’as donné envie de te tourner vers des études d’ingénieur ?

Je n’avais pas forcément d’excellentes notes au lycée, donc au départ je ne pensais pas forcément à une école d’ingénieurs. Quand un professeur m’a parlé de la prépa, j’ai décidé d’essayer, sans vraiment y croire. Finalement, j’ai été prise, et je pense que ce qui m’a vraiment poussée, c’est la curiosité : comprendre comment les choses fonctionnent, chercher, découvrir.

La chimie m’a particulièrement attirée parce que c’est un domaine où il y a toujours de nouvelles choses à apprendre, on ne se lasse jamais.

Pourquoi avoir choisi CPE LYON ?

Groupe d'étudiants rassemblés devant l'entrée moderne du bâtiment CPE Lyon par une journée ensoleillée.

J’ai découvert CPE Lyon lors de salons et de journées portes ouvertes. J’hésitais aussi avec un BUT en chimie ou une autre école d’ingénieurs. Quand j’ai vu sur Parcoursup que j’étais admise à CPE, je n’ai pas hésité. Je ne pensais pas forcément avoir le niveau pour intégrer une école d’ingénieurs, donc j’ai vu ça comme une opportunité à saisir. Je me suis dit que j’essaierais, et que si ça ne fonctionnait pas, je pourrais toujours me réorienter. Finalement, j’ai bien fait de tenter.

Quels sont tes projets après tes études ?

J’aimerais travailler dans la conception et la recherche de médicaments, avec une dimension biologique. La chimie organique m’intéresse aussi, mais je ne souhaite pas forcément faire de thèse. L’idée serait plutôt de trouver un métier polyvalent, par exemple en recherche et développement, avec à la fois de la recherche, de la gestion de projet et du management.

« Je décris souvent la chimie organique comme un puzzle : il s’agit de comprendre comment les molécules interagissent entre elles »

Quelles sont tes matières préférées ?

Ma matière préférée est la chimie organique, même si j’aime aussi la biologie.
Je décris souvent la chimie organique comme un puzzle : il s’agit de comprendre comment les molécules interagissent entre elles, dans quelles conditions une réaction fonctionne le mieux, et quels sont les risques associés. C’est une matière exigeante, dans laquelle je n’ai pas toujours les meilleures notes, mais que je trouve particulièrement intéressante.

Quelles qualités faut-il avoir pour être ingénieur ?

La curiosité est essentielle : il faut avoir envie d’apprendre, de comprendre et de découvrir en permanence. Il faut aussi de la motivation et de la détermination, parce que le parcours peut être exigeant. Même quand les résultats ne sont pas toujours au rendez-vous, il ne faut pas se décourager.

Quels conseils donnerais-tu à quelqu’un qui souhaite faire des études d’ingénieur ?

Je dirais surtout de ne pas hésiter à tenter. Les notes jouent un rôle, notamment sur Parcoursup, mais elles ne définissent pas tout. Personnellement, j’avais autour de 11 ou 12 de moyenne, et je pensais que les prépas étaient réservées à des élèves avec 18. Finalement, j’ai essayé et ça a fonctionné. Le plus important, c’est d’oser, d’aller se renseigner, de rencontrer des personnes. Au pire, on a un refus, mais ça permet d’avancer.

C’est quoi « le gros plus » de l’école ?

Je dirais l’ouverture à l’international et les stages. L’école propose de nombreuses opportunités, et il y a régulièrement des entreprises qui viennent se présenter, notamment lors de journées dédiées. Cela permet de découvrir différents métiers et de mieux préparer son insertion professionnelle.

As-tu eu droit à des bourses pendant tes études ?

J’ai bénéficié de la bourse du CROUS jusqu’à l’année dernière, et j’avais contracté un prêt étudiant pour financer ma scolarité. Ensuite, j’ai obtenu une aide via un fonds de l’école, qui a permis de couvrir l’ensemble de mes frais. Cela me permet aujourd’hui de conserver mon prêt qui financera mon année de césure.

« C’est un cadre qui aide vraiment à avancer dans son projet professionnel. »

Comment es-tu accompagnée à CPE Lyon ?

L’accompagnement est un vrai point fort. Il existe un service dédié pour les stages, en France comme à l’international. On peut être aidé pour la rédaction de CV, poser des questions sur un pays ou un type de stage, et bénéficier d’un réseau qui facilite les contacts avec les entreprises. C’est un cadre qui aide vraiment à avancer dans son projet professionnel.

Retrouvez l’interview de Marlène en vidéo :

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