Pendant deux jours, plus de trente responsables de la communication des établissements membres de la Fesic, de l’Alliance Agreenium et des partenaires du monde socio-professionnel se sont retrouvés à l’Académie d’agriculture de France. Leur objectif : construire ensemble le socle narratif de la future campagne nationale d’attractivité d’Avenir-Agro.

Cette rencontre marque une nouvelle étape pour ce projet d’envergure nationale, dont la Fesic est l’un des acteurs fondateurs.

Une mobilisation inédite pour répondre à un défi national

Former davantage d’ingénieurs agronomes constitue aujourd’hui un enjeu stratégique pour répondre aux défis de la souveraineté alimentaire, de la transition écologique, de la gestion durable des ressources naturelles ou encore de la réindustrialisation des filières.

La loi d’orientation pour la souveraineté alimentaire fixe un objectif ambitieux : augmenter de 30 % le nombre d’ingénieurs agronomes formés d’ici 2030.

Pour y parvenir, AgroParisTech, les établissements publics réunis au sein de l’Alliance Agreenium, les écoles d’ingénieurs agronomes privées EESPIG membres de la Fesic et les principaux acteurs socio-professionnels ont fait un choix fort : unir leurs forces au sein du programme Avenir-Agro, lauréat du dispositif Compétences et Métiers d’Avenir de France 2030.

Pour la première fois, l’ensemble des acteurs de la filière se mobilisent autour d’un objectif partagé : rendre les formations et les métiers des ingénieurs agronomes plus visibles, mieux compris et plus attractifs auprès des jeunes et de ceux qui les accompagnent dans leur orientation.

Construire un récit capable de susciter l’envie

Le séminaire organisé à l’Académie d’agriculture de France avait une ambition claire : définir les grandes lignes du récit qui inspirera les agences chargées de concevoir la future campagne nationale.

Dans un lieu hautement symbolique, les participants ont travaillé collectivement à identifier les valeurs qui fondent la filière, ses forces, ses ambitions.

À travers des ateliers de réflexion, chacun a apporté son regard, son expérience et sa connaissance des publics afin de faire émerger un narratif partagé, capable de parler aux élèves dès le plus jeune âge, à leurs familles, aux enseignants et aux professionnels de l’orientation.

Car l’enjeu dépasse largement la promotion des écoles.

Il s’agit de montrer que les métiers des ingénieurs agronomes répondent directement aux grands défis du XXIᵉ siècle et surtout que l’on peut s’y épanouir.

La FESIC pleinement engagée dans cette dynamique collective

À travers ses six écoles d’ingénieurs agronomes EESPIG – ESA (école supérieure d’agriculture), École Supérieure du Bois, ISARA, Junia, PURPAN et UniLaSalle – la FESIC participe pleinement à cette démarche collective.

Le séminaire a également illustré la qualité du dialogue entre les différents partenaires du consortium. Établissements publics, établissements privés d’intérêt général, représentants des filières professionnelles et acteurs de l’orientation ont confronté leurs approches dans un esprit d’écoute, de confiance et de co-construction.

Cette capacité à faire converger des cultures différentes autour d’une ambition commune constitue sans doute l’une des principales forces d’Avenir-Agro.

Au-delà des productions réalisées pendant ces deux journées, c’est un véritable collectif qui continue de se structurer, convaincu que l’attractivité des formations d’ingénieurs agronomes ne pourra se construire que par une parole commune et une mobilisation durable de l’ensemble des acteurs.

Une campagne nationale dès 2026

Les travaux engagés alimenteront désormais les agences retenues à l’issue du marché public.

La campagne nationale, qui sera déployée à partir de la rentrée 2026, combinera communication digitale, marketing d’influence, relations presse et actions de proximité sur les territoires. Dotée de 2 millions d’euros sur trois ans, elle s’inscrit dans un programme global de 10 millions d’euros sur cinq ans, porté par un consortium de 26 partenaires dans le cadre de France 2030.

Son ambition est claire : provoquer un véritable « choc d’attractivité » autour des métiers des sciences du vivant et donner envie à davantage de jeunes de devenir les ingénieurs qui accompagneront les grandes transitions agricoles, alimentaires et environnementales de demain.

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