
En avril, invité de l’émission diffusée sur Le Figaro TV, le président de la Fesic et directeur général de l’ESSCA, Jean Charroin a alerté sur les dérives possibles de l’enseignement supérieur privé à but lucratif et plaidé pour une meilleure régulation du secteur.
Une régulation jugée urgente
Aux côtés de Stéphanie Parrens, co-directrice de l’ANAF (Association nationale des apprentis de France), Jean Charroin a insisté sur la nécessité d’offrir aux étudiants et à leurs familles des repères fiables pour s’orienter sereinement. Dans un paysage de l’enseignement supérieur de plus en plus diversifié, la lisibilité des formations devient un enjeu central.
Une loi très attendue par le secteur
Les échanges ont en effet porté sur le projet de loi relatif à la régulation de l’enseignement supérieur privé, dont l’examen au Sénat est très attendu. Pour les acteurs du secteur, ce texte doit permettre de mieux encadrer certaines pratiques et de sécuriser les parcours des étudiants. Il sera examiné au Sénat le 20 mai puis le 1re juin en séance publique.
Le modèle EESPIG mis en avant
Au cœur des discussions : la qualification EESPIG (Établissement d’Enseignement Supérieur Privé d’Intérêt Général), défendue par la Fesic. Ce modèle repose sur un principe simple : l’absence de lucrativité. Contrairement aux acteurs privés à but lucratif, les écoles qualifiées EESPIG ne versent pas de dividendes à des actionnaires et ne poursuivent pas d’objectif de valorisation financière.
Leur fonctionnement s’inscrit dans une logique d’intérêt général : les éventuels excédents sont intégralement réinvestis dans la formation, la recherche et l’accompagnement des étudiants.
Des enjeux plus larges : alternance et frais de scolarité
Au-delà de la question de la gouvernance, l’émission a également abordé des sujets clés pour les étudiants : le développement de l’alternance, les frais de scolarité et la transparence des modèles économiques des établissements.
Retrouvez l’émission ici :
