Les [cas d’école] FESIC : l’école de production Icam Toulouse

La FESIC propose au printemps 2022 une série de [CAS D’ÉCOLE] pour illustrer l’impact des ses grandes écoles associatives EESPIG, au cœur des mutations territoriales, économiques et sociétales. Ces exemples ont été sélectionnés à l’occasion de l’étude d’impact des écoles de la FESIC présenté au Grand Oral des candidats à la présidentielle 2022.
Pour ce premier exemple, nous vous invitons à découvrir l’école de production de l’Icam, site de Toulouse.

École de production: une autre voie pour la formation, une opportunité pour le secteur industriel

Les écoles de production sont des établissements d’enseignement technique privés, à but non lucratif, déclarés au rectorat de l’Académie. À ce titre, elles préparent aux diplômes d’État : CAP et Bac Pro, ou à des titres à finalité professionnelle inscrits au RNCP. Elles accueillent des jeunes à partir de 15 ans. En 2021, on compte 42 écoles de production en France.

L’école d’ingénieurs de l’Icam, site de Toulouse, accueille sur son campus depuis un peu plus de 20 ans une école de production pour permettre à des jeunes, entre 14 et 18 ans, d’accéder à des formations qualifiantes (CAP) et « insérantes » basées sur une pédagogie autour des savoir- être, du faire et de la production. Pensée comme une alternative aux dispositifs scolaires et d’apprentissage, la formation pratique et en atelier y est dispensée par des formateurs issus du monde industriel afin de fabriquer de véritables com-mandes clients. Un modèle d’enseignement qui permet de relocaliser des talents et de redynamiser des filières industrielles. Un modèle d’engagement et d’insertion. Une autre voie pour les jeunes en situation de décrochage scolaire… Tous les autres sites Icam en France ont une école de production : Lille, Grand Paris Sud, Nantes, Bretagne (Vannes) et Vendée (La Roche-sur-Yon).

QUELQUES CHIFFRES DE L’ÉCOLE DE PRODUCTION ICAM SITE DE TOULOUSE
+de 3000 élèves diplômés depuis 2020
90% de réussite au CAP
80% d’insertion professionnelle positive 6 mois après la sortie de l’école
+ de 30 entreprises confient une partie de leur sous-traitance (Albagnac, la Toulousaine, Siemens…)

Former des jeunes talents et relocaliser des savoirs-faire industriels

Si la part de secteurs industriels en pénurie de main d’œuvre s’accroît, le nombre de jeunes qui peinent à s’adapter au système éducatif classique est également conséquent. Les écoles de production se sont construites précisément pour répondre à cette double problématique, en permettant à des apprentis de se révéler dans l’acquisition de compétences, de savoir-faire et de savoir-être en étant plongés en situations réelles de travail. C’est par des enseignements et des expériences pratiques dispensés par des professionnels que ces jeunes initialement souvent décrocheurs trouvent leur voie. Mais ils ne sont pas les seuls à sortir gagnants de cet échange. Effectivement, au-delà d’offrir un avenir professionnel stable et valorisant, les écoles de production et les jeunes, qui en sortent diplômés, répondent aux besoins des industriels locaux en quête de nouveaux talents. L’école d’ingénieurs Icam a potentialisé toute cette réflexion en recentrant le lien entre les entreprises et les jeunes sur son territoire. En intégrant une école de production au sein de son campus, l’Icam, site de Toulouse, propose des formations de qualité à d’autres profils de jeunes et répond aux cahiers des charges d’industries locales. Un système d’enseignement qui fait ses preuves depuis plus de vingt ans…

Paroles de parties prenantes

« L’Icam œuvre au carrefour de l’éducation, de la formation et de l’entreprise sur des métiers en tension auprès de jeunes en difficulté sociale et/ou scolaire, pour les besoins du monde économique. Aujourd’hui, cette école est une solution de fabrication pour les entreprises, et une occasion pour les jeunes de recevoir les compétences et savoirs de maîtres professionnels. Elle assure ainsi un maintien du savoir-faire et de la sous-traitance locale. Je me suis investie depuis 3 ans au côté de l’Icam et de la Fédération Nationale des Écoles de Production (FNEP) avec une belle victoire à la clé : la reconnaissance du statut et le soutien de l’État aux écoles de production.« 
« L’école de production de l’Icam, site de Toulouse, permet de former des jeunes qui n’ont pas réussi à trouver leur voie dans le système scolaire traditionnel en leur proposant un apprentissage complet couplé à des perspectives d’avenir concrètes. Si cela repose en partie sur l’engagement et la passion avec laquelle les enseignants et les formateurs s’investissent auprès de leurs élèves, il est certain que l’Icam répond à des besoins réels pour notre région puisqu’elle forme notamment en chaudronnerie, soit un métier absolument recherché dans le secteur de l’aéronautique. Il s’agit d’ailleurs d’une école entièrement implantée dans l’écosystème économique, en partenariat avec des PME locales. Avec 260 000 étudiants en Occitanie, la complémentarité de l’offre est un réel outil quand elle se fait avec des valeurs, pour l’intérêt général et le futur des jeunes, ce qui est le cas au sein de l’Icam.« 
« C’est par la pratique que la formation théorique prend sens. Lorsque nous passons commande à l’Icam, site de Toulouse, nous le faisons car les produits sont au bon prix, à la bonne qualité et livrés dans les temps : ils sont vendus parce qu’ils le méritent. C’est pour cette raison que l’école de produc-tion de l’Icam, site de Toulouse, est un bon levier de recrutement pour l’industrie. D’ailleurs, les entreprises que je côtoie grâce à mon rôle au sein de l’UIMM sont toutes convaincues de la nécessité des écoles de production et de l’efficacité des élèves qui en sortent diplômés, pour le monde industriel.« 
« Durant mon parcours d’ingénieur, j’ai dû fabriquer différents prototypes industriels. J’ai pu avancer sur ce projet avec mon équipe grâce à l’aide des élèves de l’école de production de l’Icam, site de Toulouse, avec lesquels nous avons mutualisé nos compétences. Si les étudiants ingénieurs contribuent à apporter une vision d’ensemble du fonctionnement final des différentes pièces à usiner, les élèves de l’école de production ont, quant à eux, une connaissance pratique totale du domaine de l’usinage et maîtrisent davantage la réalisation ou la complexité d’une pièce. Ils sont dans le « faire » et nous plutôt dans la conception. À terme, cette synergie servira également les entreprises pour lesquelles nous travaillerons, étant donné que nous serons habitués à mettre nos compétences en synergie. Nous ressortons tous gagnants de cette approche transverse qui nous nourrit et consolide nos expertises.« 
« Lorsque j’y étais élève, nous étions 10 par classe. Entre l’équipe pédagogique et les intervenants bénévoles, nous étions encadrés et suivis par 2 à 4 personnes par matière ! Cela montre que l’enseignement proposé à l’Icam, site de Toulouse, n’est pas du tout le même et n’y est pas dispensé avec la même approche que dans les établissements traditionnels. Nous étions très vite responsabilisés, tant pour les tâches à accomplir que pour notre comportement. Toujours dans une logique de professionnalisation, nous répondions à de nombreux appels d’offres concrets, ce qui est plus intéressant et formateur que des cours théoriques. Les élèves reçoivent d’ailleurs une allocation en fonction de leur investissement dans la formation.« 
« L’école de production de l’Icam, site de Toulouse, permet de former des jeunes qui n’ont pas réussi à trouver leur voie dans le système scolaire Grâce à différents financements locaux, nationaux et européens, les élèves mettent en pratique leurs cours sur des machines mises à disposition afin qu’ils puissent se former sur des outils spécialisés qu’ils retrouveront plus tard dans le monde professionnel. Les jeunes préparent donc leur diplôme dans des réelles conditions et perfectionnent leurs connaissances des entreprises régionales en réalisant plusieurs stages au cours de leur cursus. L’engagement de l’école est d’apporter une formation, une éducation et une préparation à l’insertion professionnelle. Les entreprises locales se positionnent dès le départ dans cette logique en faisant appel à nos étudiants pour répondre à des appels d’offres, en les accueillant en stage et en les recrutant, pour la plupart, une fois qu’ils sont diplômés..« 

« Désireux de s’ancrer sur leur territoire, les établissements membres de la FESIC accueillent au sein de leurs conseils d’administration différents acteurs locaux tels que des collectivités territoriales ou des entreprises. Ce lien avec le tissu économique local est essentiel pour nos écoles qui s’adaptent ainsi aux besoins du marché du travail et du monde de l’entreprise en y prenant activement part« .

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