Frédérique WEIXLER, Inspectrice Générale de l’éducation, du sport et de la recherche et Lucas MAITROT, Responsable des relations avec l’enseignement supérieur, Des Territoires aux Grandes Écoles, Président De la Côte-d’Or aux Grandes Écoles nous parlent de l’orientation vers le supérieur et des freins à lever pour une orientation plus “choisie”.

Diffusé en direct du salon des écoles de la FESIC le mercredi 16 décembre 2020

S’orienter est une construction en perpétuel mouvement

Alors que plusieurs lois et mesures récentes placent l’orientation au centre des réformes éducatives, le parti pris de Frédérique Weixler est d’aborder les enjeux de la transformation engagée en considérant l’orientation dans tous ses états : polysémie, mythes, croyances, totems et tabous qui structurent les représentations des différents acteurs. Comment renoncer au mythe du métier idéal, prince charmant qui n’attendrait que nous, pour tracer son chemin ? Frédérique Weixler propose des pistes pour qu’orientation rime avec chemin d’émancipation.

Lorsqu’on parle d’orientation la métaphore de la navigation et/ou de la course d’orientation sont fréquentes : il s’agit d’utiliser carte, repères et boussole pour atteindre un but plus ou moins connu. S’orienter est une construction en perpétuel mouvement en fonction de l’interaction dynamique entre les différentes catégories de l’environnement (formations, emplois, contexte socio-économique…). La carte correspond à la représentation du réel, des possibilités. Or la carte n’est pas le territoire, chacun se construit sa cartographie des possibles et l’accompagnement est très utile dans ce domaine

En réponse à une question sur la situation sanitaire actuelle, Frédérique Weixler se veut rassurante : « il n’y a pas de génération sacrifiée, il ne faut pas se censurer et rester solide sur ces projets, en continuant à s’informer« .

Selon Frédérique Weixler, la réforme du lycée aura un impact positif sur l’orientation, car les jeunes sont mieux accompagnés dans leur choix et auront des profils plus atypiques du fait de la multiplicité des combinaisons de spécialités.

« La qualification #EESPIG des écoles de la FESIC est la garantie d’écoles de qualité, à but non-lucratif, partageant de mêmes valeurs humanistes »

Pour s’y retrouver parmi les qualifications et les et la fiabilité établissements du supérieur, Frédérique Weiler évoque deux repères importants :

  • Le type de diplôme/certification délivrés et leur homologation (niveaux 3 à 8) : vérifier s’il s’agit d’un diplôme délivré par l’Etat par exemple.
  • Les labellisations :  Ainsi les écoles de la FESIC bénéficient de la labellisation EESPIG qui reconnaît leur contribution aux missions de service public. Seuls les établissements créés par des associations, fondations reconnues d’utilité publique, ou syndicats professionnels peuvent obtenir ce label. C’est le ministre chargé de l’enseignement supérieur qui le délivre après évaluation (HCERES) et avis d’un comité consultatif. Il est nécessaire de justifier d’une gestion désintéressée et de s’engager sur le caractère non lucratif de son activité. La politique sociale qu’ils déploient est particulièrement étudiée et c’est ce que la FESIC démontre au travers de son attention à diversifier le recrutement, aider au financement des études, accueillir des étudiants en situation de handicap et aux valeurs humanistes revendiquées par ses écoles dans une démarche de responsabilité sociétale.

Une réponse locale avec l’Association Des Territoires aux Grandes Ecoles

Lucas Maitrot, présente le dispositif d’accompagnement des lycéens par des étudiants de grandes écoles afin de lever l’autocensure. Les entreprises du territoire aident également financièrement ces lycéens dans leur parcours.

Remarqués dans les classements nationaux pour leurs bons résultats au baccalauréat, les lycées ruraux se distinguent pourtant par la faible propension de leurs élèves à poursuivre un cursus sélectif.  En cause, les difficultés d’accès à l’information, l’auto-censure, et les coûts liés à l’éloignement des grandes formations.

Cette situation n’impacte pas seulement des trajectoires individuelles : ses répercussions sont collectives et affaiblissent nos territoires en appauvrissant leur dynamisme et en minant l’idéal méritocratique.

DTGE fait vivre l’égalité des chances et contribue au renouveau de nos territoires en resserrant les liens entre les diplômés des filières sélectives et les acteurs locaux afin de favoriser l’échange d’idées et l’envie d’entreprendre ![/vc_column_text][/vc_column][/vc_row]

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