Ancien lycéen en STI2D, aujourd’hui élève-ingénieur à l’ECAM EPMI, Kylian revient sur son parcours et partage son expérience. Orientation, vie associative, professionnalisation, doutes et réussites : à travers son témoignage, il rappelle qu’il n’existe pas de voie unique pour devenir ingénieur et qu’avec de l’engagement et de la persévérance, il est possible de réussir, même sans avoir été « le meilleur élève de sa classe ».

Peux-tu te présenter ?

Je m’appelle Kylian Azzouz et je suis actuellement en première année du cycle ingénieur à l’Ecam-Epmi, après avoir suivi la classe préparatoire intégrée de l’école. Je suis très investi dans la vie associative puisque je suis président de deux associations : le Bureau des étudiants, qui anime et dynamise la vie étudiante, et ERI – Epmi Réseau Ingénieur, l’association professionnelle de l’école, dont l’objectif est d’accompagner les étudiants dans leur recherche de stages, d’emplois et d’opportunités professionnelles.

En quoi consiste l’aide que tu apportes aux étudiants à travers l’association ERI ?

Concrètement, cela passe par l’organisation de conférences pour faire découvrir aux étudiants les nouveaux métiers de l’ingénierie, en faisant intervenir des professionnels ou des alumni. Nous mettons aussi en place des événements dédiés à l’employabilité, comme des ateliers CV et LinkedIn, pour aider les étudiants à construire ou à retravailler leurs outils. Nous faisons notamment intervenir des photographes professionnels pour les photos de profil. L’objectif est vraiment de valoriser les étudiants, de les aider à se mettre en avant, à gagner en confiance et à mieux se préparer aux entretiens.

Quel a été ton parcours avant d’intégrer ECAM EPMI ?

Au lycée Notre-Dame de la Famille à Sannois, j’étais en filière STI2D. C’est un parcours assez complet, bien adapté à l’ingénierie. J’y ai acquis de bonnes bases, notamment en informatique, même si j’étais un peu moins à l’aise au départ en mathématiques et en physique.

« J’ai découvert toute la diversité des métiers de l’ingénierie (…) J’ai réalisé à quel point ce diplôme ouvrait de nombreuses portes. »

Qu’est-ce qui t’as donné envie de te tourner vers des études d’ingénieur ?

Ce qui m’a vraiment donné envie de m’orienter vers ce type d’études, c’est mon stage de troisième, que j’ai effectué dans une entreprise appelée Chassis Brakes. Il s’agit d’un acteur du secteur automobile, spécialisé dans la fabrication de systèmes de freinage, qui était à l’époque le troisième plus grand fabricant de freins au niveau international avant d’être racheté par Hitachi.
Lors de ce stage, j’ai découvert toute la diversité des métiers de l’ingénierie. Quand on m’a expliqué que les personnes qui me présentaient ces métiers étaient toutes diplômées d’une école d’ingénieurs, j’ai réalisé à quel point ce diplôme ouvrait de nombreuses portes. Ça m’a marqué, et c’est ce qui m’a donné envie de me projeter dans ce métier.

Quels sont les différents parcours possibles à Ecam Epmi ?

À l’Ecam Epmi, plusieurs parcours sont possibles. Certains étudiants choisissent l’alternance, notamment dans des domaines comme l’énergie du futur. Il existe aussi le parcours « convergence énergie-data », destiné aux étudiants issus de la prépa intégrée : ils intègrent l’alternance à partir de la deuxième année du cycle ingénieur. Enfin, le parcours intégré propose différentes spécialités, en particulier en productique, en informatique et en énergie.

Pourquoi avoir choisi le parcours ingénieur ?

J’ai choisi le parcours ingénieur parce que je voulais une formation généraliste. Parmi tous les métiers qui m’ont été présentés, celui de chef de projet est celui qui m’a le plus attiré. Pour moi, un chef de projet doit avoir des bases dans de nombreux domaines afin de pouvoir piloter une équipe, accompagner ses collaborateurs et les aider à progresser. C’est cette vision du management, à la fois technique et humaine, qui fait selon moi toute la différence.

Quelles sont tes matières préférées ?

Je dirais l’informatique, les maths et la physique.

Que souhaites-tu faire après tes études ?

À l’issue de mes études, j’envisage deux pistes. La première serait de m’orienter vers l’ingénierie financière. Mais mon choix prioritaire reste le secteur des transports, notamment le ferroviaire, l’aéronautique ou l’automobile. J’ai effectué mon premier stage dans le ferroviaire, une expérience qui m’a permis de découvrir cet univers et de confirmer mon intérêt. Pour la suite, je souhaite réaliser mon deuxième stage chez Thalès, dans le domaine de l’aéronautique.

« Pour s’orienter, je conseillerais à un lycéen de ne pas se fermer de portes. Je n’étais pas forcément l’élève modèle ni le meilleur de la classe (…). J’ai néanmoins persévéré et continué à travailler. »

Quels conseils donnerais-tu à un lycéen qui a des difficultés à s’orienter ?

Je lui dirais avant tout de ne pas se fermer de portes. Pour ma part, je n’étais pas forcément l’élève modèle ni le meilleur de la classe, ce qui m’a conduit à m’orienter vers une STI2D. J’ai néanmoins persévéré et continué à travailler. Au final, cela m’a permis d’intégrer une école, de terminer la prépa et d’être aujourd’hui en cycle ingénieur. L’essentiel, c’est de ne pas lâcher.

Et pour choisir une école ?

Je conseillerais vraiment aux étudiants de se déplacer, d’aller aux journées portes ouvertes, de découvrir les locaux et de voir s’ils s’y projettent. Observer l’ambiance, échanger avec les étudiants et sentir si le cadre leur correspond, c’est, selon moi, ce qui fait vraiment la différence.

« C’est aussi ce qui est formidable avec ce diplôme : il ouvre beaucoup de portes. »

Quels conseils donnerais-tu à un lycéen qui souhaite faire des études d’ingénieur ?

Je lui dirais avant tout de bien se renseigner. Le métier d’ingénieur est très large : on peut travailler dans énormément de domaines. L’important, c’est d’identifier ce qui l’intéresse vraiment et de s’orienter vers quelque chose qui lui plaît. C’est aussi ce qui est formidable avec ce diplôme : il ouvre beaucoup de portes. On peut aller vers le commerce, la finance, des métiers très techniques ou encore le management. L’idéal, c’est d’explorer, de tester et de voir ce qui correspond le mieux à ses envies.

« Partir d’une simple idée, la développer, la concrétiser et voir qu’elle devient quelque chose de réel : c’est exactement ce qui me motive. »

Pourquoi avoir choisi de devenir ingénieur ?

J’ai vraiment envie de piloter un projet de A à Z, en tant que chef de projet. Qu’on me confie une mission, que je puisse encadrer une équipe et mener le projet jusqu’à son aboutissement. Partir d’une simple idée, la développer, la concrétiser et voir qu’elle devient quelque chose de réel : c’est exactement ce qui me motive.

Comment as-tu choisi ton école ?

Ce sont surtout les échanges qui ont compté. En venant à l’école et en discutant avec les anciens étudiants, j’ai vraiment pu découvrir l’établissement de l’intérieur. C’est clairement ce qui a fait la différence dans mon choix.

Comment se professionnalise-t-on à Ecam Epmi ?

À l’Ecam Epmi, ce que j’apprécie vraiment, c’est le système associatif, qui permet de développer des soft skills* en complément des hard skills*. Ces compétences m’aident beaucoup à progresser en management et en communication. En arrivant à l’école, je m’exprimais beaucoup moins bien, j’étais plus introverti, et aujourd’hui je vois clairement l’évolution.

Que ce soit en gérant le BDE ou l’association ERI, ce sont des compétences à part entière. Avec ERI, je développe surtout la communication, les échanges avec les entreprises, l’apprentissage des mails professionnels, ce genre de choses. Le BDE m’apporte davantage des compétences en juridique et en organisation d’événements. On apprend vraiment sur tous les plans.

Entre les associations, les stages, les projets et le travail en équipe, tout est très professionnalisant. Ce sont exactement des situations et des compétences que l’on retrouvera plus tard dans le monde professionnel.

*soft skills : compétences dites « douces ». C’est un ensemble de compétences comportementales, et d’aptitudes relationnelles (communication, collaboration, résolution de problèmes…).

*hard skills : compétences dites « dures ». Il s’agit des compétences techniques propre à un métier.

Y a-t-il d’autres aspects professionnalisants ?

Oui, il y a bien sûr les stages, et comme je l’ai déjà dit, tout ce qui relève de la vie associative. Apprendre à travailler ensemble est vraiment essentiel pour un ingénieur. On parle souvent d’ingénieur agile : pour moi, développer cette capacité d’adaptation dès maintenant est un excellent premier pas vers le monde professionnel.

As-tu des cours avec des enseignants chercheurs ? Si oui qu’en penses-tu ?

Oui, j’ai des cours avec des enseignants-chercheurs, et pour moi c’est vraiment très enrichissant. Ce sont des personnes au parcours impressionnant, avec lesquelles on peut facilement échanger. Par exemple, j’ai eu cours avec M. Fils, directeur du cycle préparatoire, pendant mes années de prépa : découvrir son parcours m’a ouvert de nouvelles perspectives et m’a donné envie de m’intéresser davantage à des domaines comme le nucléaire ou l’optique.

Comment êtes-vous accompagnés à Ecam Epmi ?

Les professeurs sont vraiment présents pour nous accompagner et répondre à nos questions. Ce n’est pas du tout comme à la fac, où l’on peut parfois se sentir livré à soi-même. Même lors des cours magistraux, ils restent disponibles et à l’écoute. Il n’y a aucune gêne à poser des questions, au contraire : c’est comme ça qu’on progresse et qu’on apprend. Il ne faut vraiment pas hésiter.

Quelles sont les avantages d’être dans une grande école comme ECAM-EPMI ? Quelle est la différence avec le lycée ?

Les avantages, c’est d’abord le corps enseignant, qui n’est pas le même qu’au lycée. On a notamment des enseignants-chercheurs qui sont là pour nous accompagner et répondre à nos questions. Il y a aussi une vie étudiante très riche, avec entre quinze et vingt associations, ce qui offre un large choix pour s’engager.
La grande différence avec le lycée, c’est aussi l’état d’esprit : on est entouré d’étudiants qui partagent la même passion et le même objectif, devenir ingénieur. Contrairement au lycée, où chacun cherche encore sa voie, ici on est vraiment dans quelque chose de plus concret et plus sérieux.

Avais-tu des aprioris avant de rentrer dans une école d’ingénieurs ? Si oui lesquels ?

En venant de STI2D, j’avais clairement des appréhensions. J’avais peur de ne pas avoir le niveau, notamment en maths et en physique, et de me sentir dépassé dès les premiers cours. Finalement, je me suis rendu compte que chacun arrivait avec ses propres forces. De mon côté, j’avais déjà l’habitude de travailler en équipe grâce aux nombreux projets réalisés auparavant, ce qui est aussi très présent en école d’ingénieurs. J’avais également de bonnes bases en informatique.
C’est vrai qu’en maths et en physique, j’étais un peu en retrait au départ, mais l’école nous a beaucoup accompagnés, notamment avec des cours de soutien en première année. Grâce à cet encadrement, j’ai pu progresser, rattraper mon retard et valider mes années sans difficulté.

Retrouvez l’interview de Kylian en vidéo :

Retrouvez le témoignage de Mana, étudiante à l’Essec : https://www.fesic.org/choisir-son-ecole-de-commerce-temoignage-mana-etudiante-essec/

Retrouvez le témoignage d’Antoine, alumni de l’ESTA Belfort : https://www.fesic.org/lesta-belfort-a-airbus-itineraire-ingenieur-affaires-commerciales-passionne/

Retrouvez le témoignage de Célia, alumni de l’ISTC : https://www.fesic.org/celia-parcours-inspirant-dune-diplomee-en-communication-de-listc/

Retrouvez le témoignage de Jules, alumni d’ISARA : Jules DUQUE, apprenti ingénieur Agro tout droit sorti de l’ISARA

Retrouvez le témoignage d’Emma, alumni de l’ESCOM Chimie : Emma Thanadabouth, ingénieure récemment diplômée de l’ESCOM chimie

Retrouvez le témoignage d’Antoine, alumni de l’IESEG : Antoine Gras nous raconte ses années d’études à l’IESEG ainsi que sa nouvelle vie à Barcelone !

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